Site internet : bazarmythique.com
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Ce père que j'aimais malgré tout Du 13/03/2007 au 17/03/2007 SOYAUX |
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Ce père que j'aimais malgré tout Du 28/03/2007 au 29/03/2007 TALANGE (ESPACE MOLIERE) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 28/04/2007 Les-Sables-D'Olonne [85] (Palais de Congrès) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 22/05/2007 GRENOBLE [38] (Théâtre Municipal) Les Arts du Récit en Isère |
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Pas bouger le chien ! 19/07/2007 Saint-Brévin [44] (Salle de spectacles) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 08/09/2007 Doué-la-Fontaine [85] (Théâtre Philippe NOIRET) |
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Pas bouger le chien ! 04/11/2007 Saint-hilaire-de-Riez [85] (Parvis de l'Hôtel de Ville) Extérieur |
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Ce père que j'aimais malgré tout Du 09/11/2007 au 25/11/2007 PAPEETE La Compagnie du Caméléon à TAHITI. |
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Pas bouger le chien ! 29/11/2007 Luçon [85] (Théâtre Millandy) |
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Pas bouger le chien ! 08/12/2007 Saint-Jean-de-Monts [85] (Théâtre-Casino) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 17/01/2008 au 18/01/2008 La-Roche-sur-Yon [85] (Le Grand R) Création au Grand R - Scène Nationale. |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 02/02/2008 CHAUFAILLES [85] (Théâtre Municipal) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 09/03/2008 LES HERBIERS [85] (Espace Herbauges) |
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Ce père que j'aimais malgré tout Du 28/03/2008 au 30/03/2008 VERDUN [55] (Le Grenier Théâtre) |
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Pas bouger le chien ! 13/04/2008 JONZAC [17] (Salle des Associations) |
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Pas bouger le chien ! 14/04/2008 Notre-Dame-De-Monts [85] (Salle Communale) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 25/04/2008 PARIS [75] (LE GRAND PARQUET) FESTIVAL... |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 28/04/2008 LES SABLES D'OLONNE [85] (Centre des Congrès) |
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Pas bouger le chien ! 14/05/2008 PARIS [75] (ESPACE JEMMAPES) Festival |
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Pas bouger le chien ! 14/06/2008 LURE [70] (Centre Culturel François Mitterrand) 5ème édition des Franches Conteries. Festival des Arts du récit de Lure. |
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Pas bouger le chien ! 16/06/2008 PARIS [75] (La Pépinière) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 17/06/2008 BORDEAUX [33] (Par des Sports de Cap Bretron) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 06/07/2008 au 06/08/2008 AVIGNON [84] (LE GRENIER à SEL) Festival d'Avignon... |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 12/08/2008 NOIRMOUTIER [85] (LES SALORGES) Festival de Théâtre de Noirmoutier |
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Pas bouger le chien ! 23/08/2008 LA CHAUME [85] (Théâtre) |
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Pas bouger le chien ! 15/10/2008 FRANGY-EN-BRESSE [71] (Salle des Associations) |
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Les Possédés 09/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 10/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 11/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 16/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 17/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 18/01/2009 Grenoble [38] (MC2) |
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Les Possédés 23/01/2009 Chambéry [73] (Espace Malraux) |
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Les Possédés 24/01/2009 Chambéry [73] (Espace Malraux) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 30/01/2009 PARTHENAY - Secondigny [79] (Salle ALAUNA) Organisé par "La Martingale" |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 10/02/2009 au 11/02/2009 Niort [79] (Le Moulin du Roc - scène Nationale) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 03/03/2009 au 05/03/2009 NANTES [44] (Le Studio Théâtre) |
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Les Possédés 14/03/2009 Saint-Brieuc [22] (La Passerelle) |
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Les Possédés 21/03/2009 Combs-la-Ville [77] (Scène nationale de Sénart) |
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Les Possédés 22/03/2009 Combs-la-Ville [77] (Scène nationale de Sénart) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 02/04/2009 au 03/04/2009 PONT- SCORFF [56] (LE STRAPONTIN) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 16/04/2009 au 25/04/2009 Île de La Réunion [97] (LES BAMBOUS) Représentations: Le 16 avril 2009 Le 17 avril 2009 Le 24 avril 2009 Stage de Formation du 20 au 25 avril 2009. |
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Pas bouger le chien ! 03/07/2009 BEAUQUESNE (LE FESTIVAL A LA FERME) Festival en Extérieur... Dans la cour de la Ferme... |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 05/07/2009 BRIOUX-SUR-BOUTONNE [79] (Festival au Village) |
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Pas bouger le chien ! Du 08/07/2009 au 31/07/2009 AVIGNON 2009 [84] (Théâtre LES BELIERS - GRANDE SALLE) Festival d'Avignon Les Deux spectacles en Alternance."PAS BOUGER LE CHIEN" à 12H20 LES JOURS PAIRS |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 09/07/2009 au 31/07/2009 AVIGNON 2009 [84] (Théâtre LES BELIERS - GRANDE SALLE) Festival d'Avignon Les Deux spectacles en Alternance "S'IL PLEUT VOUS RAMASSEREZ MON LINGE" à 12H20 LES JOURS IMPAIRS |
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Pas bouger le chien ! 06/08/2009 été de VAOUR (LA COUR DE L'ECOLE...) FESTIVAL été de Vaour en Extérieur... |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac 27/09/2009 Marais Poitevin [79] (Parc du Marais Poitevin) Les Journées du Parc du Marais Poitevin |
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Pas bouger le chien ! 30/09/2009 CHATELLERAULT [86] (LA GORNIERE) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 09/10/2009 TALANGE [57] (ESPACE MOLIERE) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 16/10/2009 au 17/10/2009 GENEVE-SUISSE (La PARFUMERIE) Festival de Bouche à Oreilles... |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 24/10/2009 SALINS-les-Bains (Besançon) [25] (Théâtre Notre Dame) Organisé par le Centre Régional du Livre |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 06/11/2009 au 07/11/2009 PLESSE-REDON [44] (Théâtre René HAVARD) Programmation hors les murs du "Théâtre du Pays de Redon" |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 10/11/2009 Saint-Genis-Pouilly [1] (Théâtre du Bordeau) |
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Pas bouger le chien ! 11/11/2009 MOUTIER - SUISSE (Centre Culturel de la Prévôté) |
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Pas bouger le chien ! 12/11/2009 LE LOCLE - SUISSE (Le Théâtre du Casino) |
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Pas bouger le chien ! 13/11/2009 YVERDON - SUISSE (Théâtre de l'échandolle) |
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Pas bouger le chien ! 14/11/2009 BIENNE - SUISSE (KULTURTAETER) |
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INTERVENTION SUR LA PAROLE 16/11/2009 La Chaux de Fonds - SUISSE (Club 44) |
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Pas bouger le chien ! 01/12/2009 VESOUL [70] (Théâtre Edwige Feuillère) Résidence d'Artiste Associé à la scène conventionnée de Vesoul du 28 au 29 novembre 2009 |
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Pas bouger le chien ! 10/12/2009 Bois-d'Arcy [78] (Centre Culturel de Bois-d'Arcy) Ouverture du Festival de Bois-d'Arcy |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 11/12/2009 SURGERES [17] (LE PALACE) |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac 08/01/2010 LANGON |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 12/01/2010 au 15/01/2010 LE HAVRE [76] (Théâtre des Bains-Douches) |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 05/02/2010 Seyssinet-Pariset [38] (centre Culturel Jean-Jacques Rousseau) Réservations au: 04.76.21.17.57 |
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Pas bouger le chien ! 09/02/2010 Saint-Claude [39] (Théâtre de la Maison du Peuple) |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac 12/02/2010 Saint-Michel-en-l'Herm [85] |
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Pas bouger le chien ! Du 19/02/2010 au 20/02/2010 COURNON-EN-AUVERGNE (La Baie Des Singes) Cournon-en-Auvergne... Tout près de Clermont-Ferrand... réservations au: 04.73.77.12.12 |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac 05/03/2010 MARANS [17] |
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Ce père que j'aimais malgré tout 11/03/2010 VESOUL [70] (Théâtre Edwige Feuillère) Résidence d'Artiste Associé à la scène conventionnée de Vesoul du 08 au 12 mars 2010 |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac Du 15/03/2010 au 26/03/2010 FONTENAY-LE-COMTE [85] (Espace Culturel LA GARE) Gérard POTIER, au Coeur de l'évènement: CENTENAIRE de la Naissance de Gaston CHAISSAC... Expos, Conférences,Interventions... |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 10/04/2010 CHEVILLY-LARUE [94] (Centre Culturel) FESTIVAL |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge 29/04/2010 VESOUL [70] (Théâtre Edwige Feuillère) Résidence d'Artiste Associé à la scène conventionnée de Vesoul du 26 au 30 avril 2010 |
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S'il pleut vous ramasserez mon linge Du 14/05/2010 au 20/05/2010 GRENOBLE [38] (Théâtre 145 à Grenoble) |
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Les 36 000 Lettres de Gaston Chaissac 17/05/2010 GRENOBLE [38] (Les Arts du Récit e Isère) |
Un coup de cœur. C'est ce que les programmateurs du Casino du Locle ont ressenti en découvrant Gérard Potier. Du coup, ils invitent l'auteur-comédien-conteur dans leur théâtre avec son spectacle « Pas bouger le chien », lui montent une tournée en Suisse romande et organisent, pour la première fois en collaboration avec le Club 44 à La Chaux-de-Fonds, une rencontre avec l'artiste.
« Ce que nous avons découvert, c'est quelque chose de jamais vu et de tout à fait inclassable », s'enthousiasment Pietro Falce et Ophée del Coso. Entre récit, chanson et comédie, le spectacle de Gérard Potier est un peu tout cela à la fois. Son univers ? Celui de l'enfance et des mythologies familiales ou de village, tout droit venues de sa Vendée natale. Des histoires souvent dures, voire dramatiques, qu'il raconte sur un ton léger et joyeux. Des récits banals de la vie de tous les jours et des petits détails insignifiants que l'artiste transcende à travers la poésie et son incroyable talent de conteur. Avec force, simplicité et sans faux-semblant.
Mais comment se fait-il que ces récits d'école, de travaux aux champs ou de voiture familiale touchent autant ? « En parlant de la famille, je me situe dans un terreau universel, proche de l'oralité de chacun. Le public est emmené vers des parts enfouies et inavouables de l'enfance et entre dans une écoute profonde », analyse Gérard Potier, avant d'ajouter : « C'est émouvant quand les adultes que nous sommes devenus découvrent qu'ils ont quelque chose en commun. »
Comme pour se faire un pied de nez à lui-même et conférer d'emblée une dimension décalée à son propos, Gérard Potier débute son spectacle, avec la complicité de l'accordéoniste Gérard Baraton, par l'exécution drolatique d'une danse folklorique vendéenne. Une façon de prendre de la distance avec une certaine idée du folklore et de la tradition : « J'aime le folklore, mais c'est ce que l'on en a fait que je n'aime pas. »
Quant à savoir pourquoi il raconte ces histoires-là, Gérard Potier répond du tac au tac : « Je fais ce que je peux et j'écris ce qui vient. Je suis incapable de dire pourquoi je fais cela. Mais pour moi, s'il y a construction mentale, ça ne marche pas. »
« Pas bouger le chien » est ainsi un spectacle qu'il a conçu sur le long terme, « comme un chanteur qui rassemblerait en un seul spectacle toutes les chansons qui ont fait sa route » : non seulement ce travail solo l'accompagne depuis des années, mais il l'a remanié une bonne dizaine de fois. « Si vous laissez tomber ce genre de spectacles, ils vous jouent des tours. »
Gérard Potier a donc remis l'ouvrage sur le métier, tout en se refusant à faire des choix entre ses différents « métiers ». Pour lui, être conteur, c'est être face aux gens. « C'est une présence sur le plateau qui passe par le rapport direct au public. » Etre auteur répond à son besoin profond d'écrire. Enfin, être comédien correspond à un désir remontant à l'enfance et qui ne va pas de soi dans le milieu paysan d'où il est issu. « J'ai commencé des études que j'ai abandonnées et me suis formé au cul-du-camion, comme on dit chez nous, c'est-à-dire sur le tas. Je mets donc un point d'honneur à être comédien et c'est pourquoi je tiens à en conserver tous les aspects. J'adore l'idée d'être toujours un élève dans ma tête et le théâtre permet cela. »
Claude Grimm, L'Impartial, mercredi 11 novembre 2009
S'il pleut vous ramasserez mon linge de Gérard Potier et Philippe Raulet
Avignon 2008, le Grenier à Sel
Il y a quelques années, au hasard d'un petit théâtre de campagne, ma route avait croisé celle de Gérard Potier, ou plutôt d'une de ses créations. « Ce père que j'aimais malgré tout » (créé en 2003) a été un choc décisif dans mon parcours théâtral. Ce spectacle m'avait tout simplement rappelé, avec une force prodigieuse, à quel point le théâtre peut et doit être urgent, nécessaire jusqu'au vital, et salvateur. En allant voir « S'il pleut, vous ramasserez mon linge », j'avais, je l'avoue, de sérieux doutes quant au fait que la magie puisse à nouveau opérer. La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, n'est-ce pas ? Et pourtant… Avec la simplicité qui le caractérise et son air de ne pas y toucher, Gérard Potier nous convie à un spectacle puissant et dévastateur. Comme toutes les belles histoires d'amour, ce spectacle est une évidence.
Ça commence comme une fête. « À table tout le monde ! » claironne le comédien, en entrant sur le plateau quasi vide. Une seule chaise, drapée de blanc, habille cet espace, où il va convoquer, dans un tourbillon et en musique, les vrais héros de son spectacle : ses parents. Douce et souriante, les bras croisés, ce sera la mère. Dur et parlant fort, le buste en avant, ce sera le père. Le fils, lui, gardera un visage neutre et une voix calme pour provoquer et recueillir leurs paroles. Tandis que le code de jeu s'impose avec une étonnante clarté au spectateur, le voyage commence. C'est un album familial, intime, que l'on va parcourir avec le comédien pendant plus d'une heure. Sans fausse pudeur ni complaisance, il nous propose d'entendre les mots qu'il a entendus et récoltés au fil des années. L'humour, la tendresse et l'émotion se mêlent en permanence dans ce spectacle d'une rare générosité. On pourrait craindre que ce dévoilement ne verse dans l'exhibition, tant on pénètre une famille de l'intérieur. Mais Potier évite magistralement cet écueil, et c'est là son grand talent. La nudité des mots et l'humilité de leur interprète sont telles que cette intimité-là résonne d'échos universels et nous bouleverse profondément.
Car le nœud de S'il pleut, vous ramasserez mon linge, malgré les apparences, n'est pas l'histoire de l'homme Potier. Pas plus que l'amour teinté de douleurs qu'il semble porter à son père et à sa mère. En levant le voile sur sa parole familiale, l'auteur talentueux qu'il est nous révèle avant tout sa passion pour les mots. Si Potier convoque le verbe intime, c'est pour mieux interroger la question de la parole en général. Il s'agit, ici, de mettre en lumière le pouvoir des mots, leur capacité à nous dire et à dire les autres. Leur violence, aussi, sourde quand l'autre est évoqué à la troisième personne, éclatante quand le père dit à son fils : « Toi et moi, on vit pas sur la même planète. On se comprend pas. ». Les mots de l'aveu, les mots du secret, les mots cent fois répétés, les mots du regret, de la douleur, les mots pudiques pour dire l'amour… Potier jette cet héritage foisonnant sur scène, comme des couleurs sur une toile. Il valse avec les paroles, s'en laisse recouvrir sans jamais s'y noyer. Dans une litanie saisissante, le comédien leur donne vie et matière. Il les rend organiques. Les mots sont des papillons légers ou des cailloux anguleux dans ce monde paysan qui a vu naître Gérard Potier. La grande force du texte réside dans son équilibre entre vigueur et poésie. Les paroles que le comédien a saisies sur le vif, dans l'instant, ont été magnifiquement mises en forme et en rythme par Philippe Raulet. Le romancier, décédé en 2006, a participé à cette écriture « à quatre mains » et fait preuve ici d'une rare virtuosité. Ainsi, quand la mère demande à son fils : « Dis, t'écriras pas sur nous cette fois ? », le public hilare et fasciné comprend avec délectation qu'il plonge lui aussi dans le processus de création de ce spectacle unique.
Enfin, le talent du comédien illumine de bout en bout cette création. C'est un danseur, Potier, un équilibriste, qui maintient sa performance à la croisée des chemins : entre émotion et humour, force et tranquillité, enfance et maturité. Il nous emmène avec lui sans jamais rien imposer, il invite au rire sans paraître en avoir besoin. Bouleversant d'humanité, il entre dans ces personnages qui lui sont si proches avec naturel, aisance, pudeur et amour. Jamais on ne voit poindre les lueurs d'une quelconque complaisance. Et tout, dans ce spectacle plein de délicatesse, se met au service du parcours stupéfiant de l'acteur. Les superbes lumières de François Austerlitz caressent la scène avec une grande douceur, créent des espaces et des reliefs insoupçonnés, modèlent le plateau sans le violenter. De leur côté, les musiques de Serge Bodart sont belles et en parfaite adéquation avec l'univers de Potier. Elles viennent prolonger les mots quand ceux-ci viennent à manquer et nous parlent de la poésie qui émane de la parole quotidienne. Et la mise en scène d'Éric de Staercke, tout en finesse, accompagne de la façon la plus juste son comédien et témoigne d'une humilité rare et d'une grande qualité d'écoute.
Avant Potier, d'autres se sont attelés aux thématiques de l'enfance et de la transmission familiale. Sa démarche peut parfois évoquer le travail cinématographique d'Arnaud Desplechin ou la recherche théâtrale de Philippe Caubère. Mais, si son spectacle est une telle réussite, c'est peut-être parce qu'en sublimant ce qu'il a reçu et ce qui le fonde en tant qu'individu, Gérard Potier devient tout simplement lui-même. Sans fard, sans masque, il vogue en pleine lumière. Et en cela, il n'a rien à envier aux plus grands.
Élise Noiraud
Les Trois Coups
Pas bouger le chien, de Gérard Potier et François Rollin,
Off du Festival d'Avignon 2009, Théâtre des Béliers
Un homme seul sur scène. Ou plutôt non, deux hommes. Ou plutôt non, deux hommes et un accordéon. L'un se tait, l'autre parle. Raconte. L'un joue, l'autre danse. S'envole. Un trait fin, invisible, indicible même, s'étend de la terre au ciel, et relie sous nos yeux le banal à la poésie. La magie émerge de la vie dans son plus simple appareil. En racontant l'école, les champs, la voiture familiale, mille détails insignifiants, mille histoires de tous les jours, Potier convoque une flamme, une émotion et nous fait voyager avec délice. Comment un seul homme peut-il faire naître des mondes par le simple pouvoir des mots ? Voilà le mystère du travail de Gérard Potier. Sa force. Sa magie. L'exigence du labeur cent fois repris pour toucher enfin le cœur, le nœud, l'essence. Sans artifice, ni gros moyen. Avec simplicité, humanité. Et un immense talent.
Dans Pas bouger le chien, Gérard Potier est donc accompagné d'un accordéoniste, Gérard Baraton. Je ne sais pourquoi, cela me laissait vaguement dubitative. Entendre des histoires ancrées, comme souvent chez Potier, dans une enfance vendéenne, paysanne, une atmosphère de village, odeur de paille et tout le reste, avec, cette fois, l'accordéon en fond sonore, j'ai craint le folklorique. Frayeur stupide, honteuse même, tant, une fois de plus chez ce comédien-conteur, tout est juste. Le folklorique ? Il lui fait un pied de nez en commençant lui-même par une petite chorégraphie traditionnelle, joyeusement autodérisoire . L'accordéoniste ? Un partenaire malicieux et attentif, dont la musique magnifique prolonge ou accompagne les mots du conteur. L'accordéon, c'est comme une planche d'appel pour Potier, qui fait danser son corps autant que ses mots. Et cette Vendée de son enfance, dans laquelle il puise ses histoires, est comme un terreau fertile sur lequel poussent des fleurs au parfum universel d'enfance, de drames anodins et de grandes joies. Le parfum de ces années où tout est important, essentiel, vital. Et au contact duquel on s'enivre doucement. La sensation est douce, intime, parfois douloureuse, souvent souriante. Toujours évidente.
Ce sont des histoires, donc. Emmêlées, enlacées, enchaînées. La journée à la mer, le voleur de stylo-plume, « Fifi Ier, roi de Vendée »... Des récits pleins de vie, d'humour, de musique. Souvent joueur, amusé, décalé, Potier n'hésite pas à nous interpeller, à laisser des silences à la densité malicieuse, à dévoiler une complicité comique avec son accordéoniste. Mais il ne perd jamais le fil. Retrouve toujours, au moment où on s'y attend le moins, cette sensibilité à vif qui le caractérise tant. Cœur, poumon, ventre, comme un organe qui bat, halète, et rejoint toujours une émotion à la justesse infinie. Sous le masque de l'adulte apparaît le visage de l'enfant, qui nous transperce. En plein cœur. Ça sent le soleil, la vie, la peur et le désir, l'envolée et le plomb, les douleurs qui ne cicatrisent jamais et la fringale de vivre quand même. Ce n'est pas « culturel », la Vendée n'est ni le propos ni l'enjeu. Pour lui, éventuellement. Pour nous, non. Cette histoire, son histoire, cette Vendée, c'est notre planche d'appel à nous, peut-être. Pour rejoindre un endroit intime, et collectif, où se nichent, à vif, les émotions qui ont le goût des premières fois et de tous les possibles.
Élise Noiraud
Les Trois Coups